Aux Émirats arabes unis, le Ramadan ne se contente pas de commencer: il déplace le centre de gravité de la journée. Le Ramadan 2026 devrait débuter fin février et durer 29 ou 30 jours, la date exacte étant confirmée par l’observation officielle du croissant lunaire. Les journées deviennent plus calmes, les horaires de travail se raccourcissent, et l’énergie se déploie après le coucher du soleil entre tentes d’iftar, adresses de suhoor et centres commerciaux ouverts tard. Ce guide rassemble l’essentiel—rythmes, usages, ouvertures, fêtes de l’Aïd—et se conclut par ce que cette saison change, discrètement mais réellement, pour l’immobilier et l’investissement.
Le ciel est encore bleu, mais déjà il se teinte d’ambre sur les tours. À quelques minutes du coucher du soleil, la ville semble ralentir d’un demi-cran, comme si quelqu’un avait posé un doigt sur le bouton « pause »—sans l’enfoncer complètement. Les klaxons se font plus rares. Les pas se pressent, puis s’adoucissent.
Dans un ascenseur, un homme en chemise blanche regarde l’heure et murmure: « On y est presque. » Personne ne répond, et pourtant tout le monde comprend. Ramadan, aux Émirats, a ce pouvoir: créer une complicité silencieuse, un même rendez-vous avec la lumière.
Le Ramadan suit le calendrier lunaire islamique; il avance donc chaque année dans le calendrier grégorien. En 2026, il est probablement attendu fin février et devrait durer 29 ou 30 jours. Point clé: la date officielle est généralement confirmée par l’observation du croissant, annoncée peu avant le début du mois.
On planifie, oui—réunions, voyages, réservations. Mais on laisse aussi une place à ce geste ancien: lever les yeux.
Pour les musulmans, le jeûne consiste en général à s’abstenir de manger et de boire de l’aube au coucher du soleil. Pour les visiteurs et résidents non-jeûneurs, Ramadan est surtout une période de respect et d’attention aux autres. Les Émirats restent ouverts, internationaux, fluides—mais l’atmosphère en journée devient plus posée.
Ces dernières années, l’organisation du quotidien s’est modernisée: dans de nombreux lieux, manger et boire en public peut être possible pour les non-jeûneurs, tout en gardant une approche discrète. Le vrai code, c’est l’élégance sociale.
Le Ramadan s’accompagne généralement d’horaires de travail réduits (avec des modalités qui varient selon les secteurs et les employeurs). Concrètement, on le ressent partout: les réunions se déplacent vers la matinée, les décisions se prennent plus tôt, et l’après-midi devient un couloir tranquille menant à l’iftar.
La ville, elle, change de tempo. Moins de bruit à 16h. Plus de monde à 22h. Comme si l’énergie avait déménagé.
Les familles réorganisent leurs habitudes. Le suhoor, repas pris avant l’aube, décale les nuits. Les sorties se font plus tard. Les courses, après le coucher du soleil. Les promenades deviennent une tradition quotidienne, surtout quand l’air du soir est plus doux.
Il y a quelque chose de cinématographique dans ces semaines: des routes lumineuses à minuit, des cafés qui bourdonnent, des centres commerciaux animés comme en plein après-midi—mais sous les néons et les lanternes.
Au coucher du soleil, la scène se répète partout, et pourtant elle ne ressemble jamais à une routine. Dans les hôtels, des tentes décorées de tissus et de lanternes accueillent des tables pleines de plats. Dans les maisons, c’est parfois plus simple: des dattes, de l’eau, une courte prière, puis le premier sourire.
Après l’iftar, la ville se réveille autrement. Le suhoor se prolonge tard. Les lounges se remplissent. Les familles sortent. Les promenades au bord de l’eau se couvrent de silhouettes. Ramadan n’éteint pas la ville: il lui donne une seconde journée, nocturne.
De nombreux lieux ajustent leurs horaires, souvent en déplaçant l’activité vers le soir. Les restaurants peuvent être plus calmes en journée et très demandés après le coucher du soleil. Les centres commerciaux ouvrent fréquemment plus tard. Les attractions restent accessibles, mais il est plus confortable de visiter le matin, puis de garder la fin d’après-midi libre.
Pour les voyageurs, la règle d’or ressemble à un conseil de local: faites vos visites tôt, reposez-vous un peu, puis vivez la ville après l’iftar.
Aux Émirats, le Ramadan est une période de convivialité, et la meilleure façon d’en profiter est de respecter le rythme des autres.
Le Ramadan se conclut par l’Aïd al-Fitr, une célébration familiale et sociale très marquée aux Émirats. Les visites se multiplient, les déplacements aussi, et l’activité touristique grimpe rapidement. Comme le début du Ramadan, la date précise dépend du calendrier lunaire, mais l’Aïd suit immédiatement la fin du mois et apporte généralement plusieurs jours fériés—un détail important pour les réservations, les horaires et les flux de voyageurs.
Si le Ramadan est une période d’attention et de retenue, l’Aïd ressemble à une fenêtre ouverte: plus de bruit, plus de rires, plus de mouvement.
Voyager pendant le Ramadan peut être une expérience particulièrement riche: on découvre une autre texture du pays, plus intime le jour, plus collective le soir.
Et puis, il y a ce moment—au premier verre d’eau, à la première datte—où l’on comprend que Ramadan n’est pas seulement une date sur un calendrier. C’est une manière de regarder la journée autrement.
Pour l’immobilier, Ramadan aux Émirats agit comme une saison comportementale: les usages de la ville se déplacent vers le soir, les flux de consommation changent, et les calendriers d’entreprise se resserrent. En 2026, le fait que Ramadan tombe fin février (période plus fraîche) peut renforcer la vie en extérieur après le coucher du soleil—un point favorable pour les quartiers piétons, les fronts de mer et les projets mixtes.
Conclusion investisseur: Ramadan n’est pas un ralentissement uniforme: c’est un déplacement. Les actifs alignés sur l’économie du soir (quartiers mixtes, fronts d’eau, hôtellerie, commerces programmés) peuvent surperformer, tandis que les stratégies opérationnelles doivent s’adapter au nouveau tempo. Comprendre ce mois, c’est comprendre comment la ville se vit—et donc, comment la valeur immobilière se fabrique, jour après jour, puis nuit après nuit.